
Sud-Soudan: taux de participation de 60% atteint ?
Par FTV avec AFP
A Juba, la capitale de la région sud du Soudan...AFP - Roberto Schmidt
Le seuil de 60 % de participation au référendum a été atteint, ont affirmé mercredi les ex-rebelles au pouvoir au Sud
Ce seuil est indispensable pour que le résultat du référendum d'indépendance du Sud-Soudan soit valide?Les Soudanais du sud votent en masse depuis dimanche, pour se prononcer sur l'indépendance de leur région. Le référendum doit durer jusqu'à samedi 15 janvier.
Vote du référendum sud-soudanaisVoir cette vidéo
Référendum d'autodétermination du Sud-SoudanVoir cette vidéo
Par FTV avec AFP
A Juba, la capitale de la région sud du Soudan...AFP - Roberto Schmidt
Le seuil de 60 % de participation au référendum a été atteint, ont affirmé mercredi les ex-rebelles au pouvoir au Sud
Ce seuil est indispensable pour que le résultat du référendum d'indépendance du Sud-Soudan soit valide?Les Soudanais du sud votent en masse depuis dimanche, pour se prononcer sur l'indépendance de leur région. Le référendum doit durer jusqu'à samedi 15 janvier.
Vote du référendum sud-soudanaisVoir cette vidéo
Référendum d'autodétermination du Sud-SoudanVoir cette vidéo
"Le seuil qui rendra le résultat valide a été atteint. Le seuil de 60 % a été atteint, mais nous plaidons, nous au SPLM, pour une participation de 100 %", a déclaré Anne Itto, vice-secrétaire générale du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, ex-rebelles au pouvoir), lors d'une conférence de presse à Juba, la capitale sudiste.Les analystes, ainsi que la classe politique nordiste, pronostiquent une victoire de l'option sécessionniste. Mais, selon la loi référendaire, au moins 60 % des quatre millionsd'électeurs inscrits doivent voter pour que le résultat du scrutin soit jugé valide. Le taux de participation et les résultats du scrutin doivent être officiellement annoncés par la commission référendaire. Des résultats partiels sont attendus fin janvier et les résultats définitifs le 14 février.Le scrutin, surveillé par des observateurs américains, européens, africains et arabes, a commencé dans la joie dimanche à Juba, la capitale, où l'on a salué un jour "historique" par des chants et des danses. Près de 4 millions de personnes se sont inscrites pour ce référendum d'autodétermination
"C'est le moment historique que les Sud-Soudanais attendaient", a affirmé le président de cette région semi-autonome Salva Kiir, après avoir voté dimanche à Juba, capitale du Sud-Soudan.La partition semble inévitable à l'issue de ce référendum prévu par l'accord de paix conclu en 2005 qui a mis fin à plus de vingt ans de guerre civile entre le Nord, musulman et en grande partie arabe, et le sud, chrétien, du Soudan. Le conflit a fait deux millions de morts entre 1983 et 2005.A Abyei, une poudrière située à la frontière du Nord et du Sud, des affrontements meurtriers entre tribus rivales ont fait plusieurs dizaines de morts depuis dimanche. Par ailleurs, dans l'Etat pétrolier sensible d'Unité, des combats ont opposé rebelles et soldats sudistes.
Omar el-Bechir dit qu'il se pliera aux résultats du scrutin
Le vote conduira vraisemblablement à la partition du Soudan, le plus grand pays d'Afrique, après de nombreuses années de guerre civile. "Je célèbrerai votre décision, même si vous choisissez la sécession", a déclaré le président soudanais, Omar El-Bechir.
Les analystes, les politiques sudistes, et même nordistes, anticipent désormais une victoire de l'option sécessionniste lors de ce scrutin. Le Parti du Congrès national (NCP, présidentiel) n'a même pas fait campagne au Sud-Soudan pour convaincre les Sudistes de choisir l'unité, comme si la tendance de fond était trop lourde pour être renversée.Les seules inconnues sont le taux de participation et le respect des normes démocratiques internationales.
"C'est le moment historique que les Sud-Soudanais attendaient", a affirmé le président de cette région semi-autonome Salva Kiir, après avoir voté dimanche à Juba, capitale du Sud-Soudan.La partition semble inévitable à l'issue de ce référendum prévu par l'accord de paix conclu en 2005 qui a mis fin à plus de vingt ans de guerre civile entre le Nord, musulman et en grande partie arabe, et le sud, chrétien, du Soudan. Le conflit a fait deux millions de morts entre 1983 et 2005.A Abyei, une poudrière située à la frontière du Nord et du Sud, des affrontements meurtriers entre tribus rivales ont fait plusieurs dizaines de morts depuis dimanche. Par ailleurs, dans l'Etat pétrolier sensible d'Unité, des combats ont opposé rebelles et soldats sudistes.
Omar el-Bechir dit qu'il se pliera aux résultats du scrutin
Le vote conduira vraisemblablement à la partition du Soudan, le plus grand pays d'Afrique, après de nombreuses années de guerre civile. "Je célèbrerai votre décision, même si vous choisissez la sécession", a déclaré le président soudanais, Omar El-Bechir.
Les analystes, les politiques sudistes, et même nordistes, anticipent désormais une victoire de l'option sécessionniste lors de ce scrutin. Le Parti du Congrès national (NCP, présidentiel) n'a même pas fait campagne au Sud-Soudan pour convaincre les Sudistes de choisir l'unité, comme si la tendance de fond était trop lourde pour être renversée.Les seules inconnues sont le taux de participation et le respect des normes démocratiques internationales.
Une histoire marquée par la séparation
Peuplé de plus de 8,5 millions d'habitants, le Sud du Soudan représente environ 20 % de la population du pays, le plus grand d'Afrique.Sous la colonisation (1899 à 1956), les Britanniques ont administré le Nord et le Sud comme deux régions distinctes. Restreignant les mouvements de personnes entre les deux, ils ont encouragé la christianisation et l'anglicisation du Sud pour faire contrepoids aux Arabes musulmans du Nord.Juste avant l'indépendance, en 1955, la rébellion commence dans le Sud contre la domination du Nord. En 1972, après 17 ans de guerre, le Sud obtient un statut d'autonomie. La remise en cause de ce statut relance les hostilités en 1983. Elles vont durer plus de vingt ans, jusqu'aux accords de paix de 2005.Ceux-ci prévoient un partage du pétrole entre le Nord et le Sud, région qui obtient de nouveau un statut d'autonomie. Une Constitution intérimaire organise un partage du pouvoir entre les deux régions: le chef du gouvernement du Sud est aussi vice-président du Soudan. En avril 2010, Salva Kiir, qui a pris la succession du chef de guerre John Garang, est le premier président élu du Sud-Soudan.
Une partition qui ne sera pas simple
Même si le pouvoir à Khartoum accepte l'indépendance du Sud, celle-ci ne se fera pas sans difficultés.La frontière n'est pas encore totalement définie, notamment autour de la région contestée d'Abyei, en raison de la présence de pétrole. Un autre référendum devait décider de son rattachement au Nord ou au Sud mais les différentes parties n'ont pas réussi à s'entendre sur qui pourrait voter. Au moins cinq autres secteurs frontaliers restent contestés.Les deux régions négocient, par ailleurs, le partage de la manne pétrolière. Le Soudan produit actuellement 500.000 barils par jour de pétrole, qui représentent 90% de ses exportations. Les trois quarts des réserves gisent dans des zones limitrophes et au Sud.Enfin, au-delà de leur opposition au Nord, les Soudanais du Sud devront inventer une identité nationale qui ne va pas de soi dans une région morcelée, divisée entre plusieurs milices et où coexistent une soixantaine de tribus.
Un précédent en Afrique
Le référendum au Sud-Soudan remet en cause les frontières héritées de la décolonisation en Afrique et pourrait créer un précédent pour d'autres régions tentées par la sécession.Si l'Erythrée s'est bien prononcée en 1993 sur son indépendance, ce pays avait déjà existé en tant que colonie italienne distincte de l'Ethiopie.L'Afrique post-coloniale s'est construite, au début des années 1960, sur le principe d'intangibilité des frontières. Mais après le vote d'autodétermination au Soudan, d'autres régions d'Afrique, ou mouvements rebelles, pourraient à leur tour réclamer un référendum d'autodétermination: le Sahara occidental, l'enclave pétrolière angolaise du Cabinda, les Touaregs dans le nord du Mali et du Niger, la Casamance au Sénégal...
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