Wednesday, November 24, 2010

La Minurso admet avoir été informée de l’assaut contre Gdeim Izik
La Rédaction le 24 novembre 2010

« Les commandants des forces de l’ONU stationnés au Sahara occidental ont été informés officieusement par les autorités marocaines de leur décision de donner l’assaut au camp sahraoui de Gdeim Izik », a écrit El Pais dans sa livraison d’aujourd’hui, déplorant que la MINURSO n’ait « accouru sur les lieux de la tragédie que trois jours plus tard, après que le camp eu été déjà démantelé ».
La révélation est faite par le principal conseiller politique du représentant spécial du S.G de l’ONU au Sahara occidental, Alexander Ivanko, et le chef de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO), l’Egyptien Hany Abdelaziz. Les deux responsables ont admis devant un journaliste du célèbre quotidien espagnol, El Pais, que le Maroc les a informés de manière « officieuse » qu’il donnera l’assaut, le 8 octobre, contre le camp de Gdeim Izik.
« Les Marocains ne nous ont pas informés officiellement, mais nous avons eu des indications que l’expulsion peut se produire », admet M. Ivanko au siège de la MINURSO à Laâyoune, qui précise que « le chef de la mission s’est rendu sur les lieux trois jours plus tard, mais il n’y avait plus rien », a indiqué l’envoyé spécial du journal, Thomas Barbulo, seul avec Ana Romero du quotidien « El Mundo », qui ont été admis par le Maroc à se rendre à El Aaiun après les émeutes sanglantes du 8 octobre dernier.
Dans la ville même où les émeutes ont dégénéré après le démantèlement du camp, les casques bleus se sont barricadés dans leur caserne ou dans leurs hôtels, a indiqué la Minurso. « Nous n’avons pas d’armes, et notre première responsabilité est de protéger notre personnel », s’est justifié M. Ivanko.
La MINURSO est la seule mission de l’ONU au monde dépourvue de composante chargée de surveiller les droits humains. Le gouvernement français, toujours aussi prompte à jouer de la carte des droits de l’Homme quant il s’agit de l’Iran ou de la Corée du Nord, s’y est toujours opposé pour protéger son allié inconditionnel, le Maroc, contre des sanctions internationales. Paris s’est opposé également durant une session spéciale récente du Conseil de sécurité à l’envoi d’une mission de l’ONU pour enquêter sur le massacre de Laâyoune.

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